Rom hacking : le monde merveilleux des suites non-officielles

Amis Nostal-Geeks, si vous êtes fans de consoles rétro (ce que j’espère), vous vous êtes probablement dit un jour : « Quel dommage que Zelda n’ait pas eu de suite sur Super NES » ! Vous vous êtes fourvoyés, Zelda a bien eu une suite sur Super NES, et pas qu’une. Qui a dit qu’elles devaient être officielles ?

Des perles méconnues (à tort)

Que ce soit par peur des actions que pourraient entreprendre les producteurs officiels de la licence, ou par simple manque de notoriété, le monde du Rom Hacking est assez obscur, voire underground, et ne parle pas souvent de ce qu’il produit. Les rares opus ou fan-games qui sont sortis de l’ombre n’ont pas toujours été saluées par les créateurs originaux. Pire, Nintendo prend un malin plaisir à saboter tous les projets un peu ficelés qui pourraient atteindre l’image de leur licence.

Au passage, cher Nintendo, c’est pas très malin, de se mettre à dos vos propres fans (dans fan-game, rappelons-le, il y a fan). Après on voit des gens appeler ouvertement à jouer à The Legend of Zelda : Breath of the Wild sur l’émulateur CEMU ! D’ailleurs la version 1.8.0b est un bijou, je dis ça je dis rien…

Des jeux sortent encore régulièrement

Que ce soit sur les consoles Nintendo, SEGA ou autres, les fans ne se sont jamais arrêtés de produire des jeux, souvent grâce à des logiciels développés spécifiquement pour modifier un jeu en particulier. Le premier exemple qui me vient est celui de Hyrule Magic, un logiciel fait spécifiquement pour faire des jeux basés sur Zelda : A link to the past.

Une fois le jeu passé à la moulinette d’un logiciel, libre à l’auteur de changer les couleurs, les décors, la carte entière de l’univers et bien sûr, le scénario et les dialogues.

Un concept à défendre

N’en déplaise aux gros éditeurs, il y a une grosse hype autour des jeux hackés et modifiés. D’une part, parce que les consoles sur lesquelles sortent ces jeux sont abandonnés depuis des décennies (le Rom Hacking est donc le seul moyen de continuer à sortir des jeux), d’autre part parce que les fans terminent souvent le boulot fini à la pisse de développeurs fainéants !

Versions de jeux corrigées ou traduites dans des langues spécifiques, résolution de bugs, portage de jeux sur d’autres consoles (Sonic est bel et bien sorti sur NES, vous ne le saviez pas ? C’est cadeau) le Rom Hacking ouvre grand les portes et les fenêtres dans un monde où les exclusivités sont parfois le seul argument valide pour motiver un achat.

La Loi ne peut rien contre un patch

Si vous vous renseignez un peu concernant les roms modifiées de jeux, vous comprendrez vite qu’en télécharger une est tout bonnement impossible ! Tout ce qu’on vous propose est de télécharger un « patch », à appliquer sur la rom originale d’un jeu. Pourquoi faire cela ? C’est simple, à cause de la législation sur les roms (de jeux hein…). En effet, étant interdit de distribuer les images officielles de jeux, il est, par extension, aussi interdit de mettre à disposition une œuvre modifiée.  La modification en elle-même, par contre, sous forme de patch par exemple, ne pose aucun problème.

A vous donc de dégoter une rom officielle (version américaine la plupart du temps) de votre jeu favori, de télécharger le patch et de lancer un patcher de roms, logiciel qui va s’occuper de faire le travail de modification. On peut citer Lunar IPS comme exemple, qui s’occupe de gérer tout patch dont l’extension est en « .ips ».

Sur ce, je vous laisse avec un petit teaser pour les fans de Zelda, renseignez-vous donc sur The Legend of Zelda : Parallel Worlds Remodel, qui est un hack de The Legend of Zelda : A link to the past. Vous avez des mois de rétrogaming devant vous 😉

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