Pathfinder Adventures : à l’adventure compagnons !

A l’heure où le jeu de cartes Magic: the Gathering a été élu jeu le plus difficile au monde par l’informatique, je me retrouve sur la page de Humble Bundle à reluquer le pack « Board Games ». Quelques jeux assez connus dans le premier tiers, mouais… Pathfinder Adventures ? Connais pas… bon tant pis je….. Carcassonne ???

Bref, avoir acheté le bundle de ce mois-ci, je me retrouve, après m’être fait éclater d’un point sur Carcassonne (à cause d’un gros bâtard qui arrêtait pas de me voler mes châteaux, toi même tu sais), à tester un jeu estampillé Pathfinder, franchise que je ne connais que de nom car arrivée juste un peu après mon décrochage de l’univers de jeu de rôles papier conventionnel. J’ai en effet basculé sur un projet de jeu de rôle perso appelé Speedrôling, mais ceci est une autre histoire…toire…toire…toire…..

Un jeu PC inspiré d’un jeu de cartes inspiré d’un jeu de rôles

Quand la musique est bonne

Au lancement du jeu, première claque, l’OST déchire. Simple, propre, entraînante, je reste bloqué sur le menu principal à écouter la musique.

Après 3 minutes à profiter des plaisirs simples de la vie, je me décide à lancer une partie.

Attention, ceci est un jeu de cartes

Niquez vos mères les rageux !

Ah oui, avant que vous ne posiez la question (parce que vous pensez peut-être qu’on va parler d’un RPG en 3D super léché), c’est un jeu de cartes ! L’autre jeu auquel vous pensiez, c’est Pathfinder: Kingmaker ! Eh oui, ça arrive de s’emballer pour rien. Pour rien ? Vraiment ?

La première mission du jeu, c’est un tutorial. Très bien foutu, les principes de base du jeu sont exposés clairement et petit à petit, et tous les jets sont automatiquement réussis (même si on a l’impression qu’on est un dieu du lancer de d8). Ne connaissant pas du tout ce jeu, en 15 minutes, j’étais prêt à en découdre avec les aventures proposées, qui ont l’air nombreuses (d’autant que dans le Humble Bundle, on a droit à pléthore de personnages et quêtes).

Qu’à cela ne tienne, je me lance dans la première aventure. Et là, BLAM ! Cuisante défaite. Je comprends alors que le jeu va être exigeant avec moi, et j’aime déjà ça. Visiblement, ce sentiment n’est pas partagé par tous les joueurs, vu les avis déposés. Je suppose que pour la plupart, la première défaite leur a suffi a faire un test complet avec la note de NUL/20. Bande de débiles.

Bon alors, ça marche comment ?

Concrètement, le jeu s’articule autour de mécaniques de deck building et de lancer de dés. C’est la rencontre entre Magic: the Gathering et Dungeons & Dragons. Les aventures à jouer sont pensées pour être des courses contre la montre à la recherche du boss final. Vous devez explorer des quartiers et acculer le boss final, puis le vaincre en un nombre de tours imparti.

Cette aventure est composée de 6 quartiers, à la recherche d’un dragon noir.

Une aventure est représentée par plusieurs quartiers ou lieux à visiter, à la recherche du boss à vaincre. Chaque quartier de l’aventure est représentée par un deck, dans lequel se trouvent des ennemis, des pièges, mais aussi des alliés et des objets utiles. A chaque tour, chacun des personnages que vous contrôlez à le droit de révéler une carte de ce deck. En fonction de la carte rencontrée, vous aurez un certain jet de compétences (Furtivité, Diplomatie…) ou de caractéristique à faire (Force, Dextérité… bref, les bails traditionnels des jeux de rôle papier).

Mange tes morts le squelette !

Lorsque le deck représentant un quartier est vide, le quartier est « fermé » (le boss ne peut plus s’y cacher, parce que oui, il bouge cet enfoiré). Le jeu continue jusqu’à ce que vous ayez réussi à fermer assez de quartiers pour bloquer le boss final et qu’il ne puisse pas s’échapper dans un autre quartier.

Première rencontre avec le boss, même si je le bats, il ira se cacher dans un autre quartier.

Tout ce qu’il faut là ou il faut

Au fil de mes essais, j’ai vite compris les mécaniques essentielles du jeu :

Règle numéro 1 : Toujours surveiller le compteur de tours et essayer de gagner du temps, notamment en jouant des bénédictions qui permettent d’explorer un quartier plusieurs fois par tour.

Règle numéro 2 : Chaque personnage a ses propres spécialités, et son propre deck de cartes, c’est pas pour rien. Préparez bien les decks de vos personnages.

Règle numéro 3 : Même si vous avez tout préparé, il y a toujours une part de chance, dans les jets ou dans le mélange des cartes.

A l’heure ou j’écris ces lignes, j’en suis à environ 3 tentatives par aventures. La réussite n’en est que plus savoureuse.

Pathfinder Adventures est un des rares jeux qui m’ont fait tenir plus de 3 heures ces derniers temps. Premièrement, c’est un jeu solo, donc, cartes ou pas cartes, on parle pas de compétition débile ni de « pay to win ». Les seuls coffres que vous débloquerez seront faits pour augmenter la puissance de vos personnages (et c’est loin d’être indispensable). Deuxièmement, le jeu a du rythme, même pour un jeu de cartes. Ne pensez pas qu’il faut toujours une débauche d’effets spéciaux pour qu’un jeu envoie du lourd.

Juste un 18 à mon jet pour botter le cul du boss, pas besoin de plus d’effets !

Conclusion

Pathfinder Adventures est un jeu qui mérite qu’on lui donne sa chance. Vous savez, c’est le genre de jeu pour lequel la digitalisation était obligatoire, car vu sa complexité, je n’irais jamais y jouer en réel (trop de bonus à compter, trop de règles qu’on peut oublier). En version PC, le jeu révèle son vrai potentiel : fluide, efficace et immersif pour qui y met un tant soi peu du sien, ce jeu, dans son fond comme dans sa forme, est une véritable réussite.

 

PS : Au fait, même si Magic: the Gathering est visiblement le jeu ayant le plus de combinaisons de cartes possibles (ce qui en fait sa complexité), sachez tout de même que n’importe quel connard avec 2500€ en poche peut vous éclater. Il suffit d’acheter les cartes les plus puissantes du format/ de l’édition en cours et voilà. Wizards of the Coast l’a d’ailleurs bien compris, puisque son dernier jeu PC en date, MTG Arena, n’est rien d’autre qu’un « pay to win » honteux (tout comme Gwent à sa sortie d’ailleurs).

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